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3ème thème

 

3ème  thème : l'état civil et les registres paroissiaux


Vous êtes fin prêt pour vous rendre aux Archives Départementales et entamer vos premières recherches. Ce n’est pas sans appréhension que vous allez franchir les portes en vous demandant comment vous allez bien pouvoir vous y retrouver. Pas de panique : toutes les AD se ressemblent plus ou moins et surtout : le personnel est là pour vous venir en aide.

 

L’état civil du XIXème Siècle

 

Pour la période de la Révolution Française  à aujourd’hui vous allez pouvoir consulter l’état civil. Il est constitué des actes de naissances, mariages, décès et des tables décennales. Vous pourrez, selon les départements, les consulter soit sur microfilms, sur registres ou sur ordinateur. Il vous sera possible alors de les photographier, les photocopier ou les retranscrire.

Ne perdez jamais de vue que ces documents restent la propriété de l’Etat puisqu’ils appartiennent aux archives. Vous ne pouvez les exploiter qu’à titre personnel.

L’acte de naissance : il est toujours rédigé de la façon suivante : date, nom de la commune, du rédacteur puis nom et prénom du nouveau-né, date de naissance (qui peut différer de la date de l’acte en lui-même), heure, lieu exact (adresse complète, nom du hameau, éventuellement le nom du propriétaire si la femme accouche ailleurs que chez elle), noms et prénoms des parents, leur profession, leur âge, leur lien matrimonial et les noms des témoins.

Vous pouvez aussi trouver dans la marge ce que l’on appelle les mentions marginales. Cette inscription indique le contenu d’un autre acte. A partir de 1897 il est obligatoire de faire figurer dans la marge des actes de naissance, les mentions concernant le mariage ou le divorce ; et depuis 1945 s’y ajoute la mention du décès. Vous pourrez également trouver comme mention les jugements d’adoption, de changement de nom, les reconnaissances, les retranscriptions.

A ne pas confondre :   enfant légitime et enfant naturel ! L’enfant légitime est un enfant né de parents mariés. L’enfant est qualifié de « naturel » lorsqu’il est né hors mariage ou lorsque la mère ne donne pas le nom du père. 


A savoir : dans la rédaction des actes de naissance figurent tous les prénoms de l’enfant. Il faut savoir qu’au XIXème S. c’est souvent le dernier prénom qui était le plus usité (contrairement à aujourd’hui où le 1er prénom est celui couramment utilisé). Parfois, le prénom utilisé ne figure même pas dans l’acte de naissance : c’est ce qu’on appelle un prénom de baptême ; c’est ainsi que j’ai découvert que mon arrière grand-mère Joséphine (qui était italienne) s’appelait en réalité Maria Orsola Angiolina ! 

L’acte de mariage : c’est l’acte le plus important car c’est celui qui revêt le plus d’informations pour le généalogiste. Vous y trouverez plusieurs générations.

Après les informations administratives obligatoires (les mêmes que dans l’acte de naissance) vous y trouverez : la date et le lieu de la cérémonie, les noms et prénoms des mariés, professions, lieux et dates de naissance, s’ils sont majeurs ou mineurs, les noms et prénoms de leurs parents, leur état patrimonial, leurs professions et lieu de résidence. Il sera précisé également, s’ils sont décédés, le lieu et la date de décès.

Si les futurs époux ont déjà été mariés, s’ils sont veufs ou divorcés : les informations seront reportées. S’ils sont mineurs : le consentement des parents ou du tuteur sera indiqué.

On mentionne d’abord les informations concernant le futur marié puis ceux de la femme.

Si un contrat de mariage a été contracté : il est mentionné. Depuis 1850, la mention de la date, le nom du notaire et l’adresse de l’étude sont obligatoires.

Vient ensuite la liste des témoins avec leurs noms, prénoms, âge, professions et éventuellement leur lien de parenté avec un des deux époux.

Si des enfants sont légitimés par ce mariage : ils apparaissent également.

Comme pour l’acte de naissance, des mentions marginales peuvent y figurer : jugement de divorce par exemple, légitimation d’un enfant.


A savoir : entre  août 1798 et fin juillet 1800, il a été imposé que les mariages soient célébrés dans les chefs-lieux de cantons et non plus dans les communes. Si vous ne voulez pas chercher en vain de septembre 1798 à 1800, consultez la liste des mariages du chef lieu de canton. Il faut savoir qu’ils étaient célébrés seulement les décadis c’est-à-dire le jour chômé soit le dixième et le dernier de la décade, dans le calendrier républicain. 


Coup de pouce : le mariage est généralement célébré dans la commune de naissance de la mariée ; si vous ne l’y trouvez pas, regardez dans la commune de naissance du marié sinon dans les communes alentours. 



L’acte de décès : c’est le seul acte auquel chacun a accès quelque soit l’individu concerné et quelle que soit la date de décès.

Outre les mentions légales et administratives, vous y trouverez la date, l’heure et le lieu précis du décès ; les nom et prénoms du défunt, son âge, son lieu de naissance, sa profession, son domicile, les noms et prénoms de ses parents et son statut matrimonial.

En mention marginale, vous pourrez trouver l’inscription « mort pour la France ».

Les tables décennales : grâce aux tables décennales, vous allez gagner du temps. Créées en même temps que l’état civil, les tables décennales (TD) listent pour chacun des actes (naissance, mariage et décès) les noms des personnes concernées. Etablies pour 10 ans, parfois classées en listes alphabétiques, parfois en abécédaires : elles vous faciliteront les recherches.

Les registres des cimetières : on y pense pas souvent mais ces registres peuvent quelques fois débloquer des situations. Si vous connaissez le lieu de sépulture mais pas la date de décès, rendez-vous soit à la mairie, soit au cimetière pour y consulter le registre. Vous y trouverez la date de réception du corps et sa provenance ; vous n’avez plus qu’à chercher l’acte de décès dans la commune de provenance du corps.

A savoir : si sur le registre du cimetière vous trouverez le lieu de provenance du corps, l’inverse ne fonctionne pas : vous ne trouverez pas le lieu de sépulture sur l’acte de décès !
 


Les registres paroissiaux.


Avant la révolution française, l’état civil n’existait pas ; ce sont donc les curés des différentes paroisses qui consignaient dans des registres, les actes de baptême, mariage et décès.

L’acte de baptême : catholique ou non, l’acte de baptême n’était pas affaire de religion. Quelle que soit la foi des parents, le baptême devait être enregistré dans les registres ; Vous devrez donc chercher dans les registres paroissiaux sauf si vous avez des origines juives (pour qui vous devrez suivre d’autres modalités de recherches). A compter de l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, l’enregistrement des baptêmes devient obligatoire.

Contenu de l’acte de baptême : la date de baptême et la date de naissance quand cette dernière est différente (né ce jour, né hier), le lieu du baptême, les prénoms du nouveau-né, les noms et prénoms du père et de la mère, leur état matrimonial, leur âge et professions et leur lieu d’habitation. Ensuite viennent les noms et prénoms du parrain et de la marraine, leur lien de parenté éventuel et leur lieu d’habitation. Il n’est pas rare que les grands-parents figurent comme parrain ou marraine.

L’acte se termine par les signatures pour ceux qui savent signer.

A savoir : vous trouverez parfois mentionné dans l’acte de baptême que l’enfant a été ondoyé : cela signifie qu’il a été baptisé de toute urgence car il était « en péril de mort ». N’importe qui sur place pouvait baptisé l’enfant si une urgence le menaçait. 


Coup de pouce : pensez à regarder les signatures : si votre ancêtre savait signer, il sera plus facile  pour vous de retrouver des actes. En effet, les signatures se distinguent très facilement : cela peut vous éviter de lire tous les actes ce qui est parfois fastidieux ! 

     

L’acte de mariage : vous le trouverez dans les registres paroissiaux.

Son contenu est le plus intéressant car vous y trouverez au moins 6 ancêtres voire plus. Après le rappel des date et lieu du mariage, des noms, prénoms, âges, professions, lieux d’habitation des mariés ainsi que s’ils sont majeurs ou mineurs, vous trouverez  leurs parents (noms, prénoms, professions, lieux d’habitation). A cela s’ajoute les dates et lieux de publication des bancs. Obligation était faite à cette époque d’annoncer le mariage dans les 2 paroisses de naissance des mariés pour vérifier qu’aucune opposition n’était faite. Il est généralement mentionné si un contrat de mariage a été rédigé ; si tel est le cas, la date, le lieu et le nom du notaire y figurent. Viennent enfin les noms, prénoms, âge, professions des témoins et surtout leur lien de parenté avec les futurs époux.

A savoir : sous l’ancien régime la majorité est à 25 ans. De même, n’oubliez pas que la mention de l’âge est approximative. Loin d’être précise, vous pouvez parfois avoir 10 ans d’écart entre la date de naissance et l’âge cité dans l’acte.

Coup de pouce : si vous ignorez le lieu de naissance de l’un des deux époux ou s’il n’est pas mentionné, regardez les lieux des 2 communes où ont été publiés les bancs.

L’acte de décès ou de sépulture : c’est l’acte le plus pauvre en informations. Vous y trouverez les noms et prénoms du défunt, la date de décès (obligatoire à compter de 1667), le lieu de décès et, s’il s’agit d’un enfant, le nom de ses parents. Parfois une indication sur l’âge est mentionnée mais toujours à prendre avec précaution (jusqu’à 15 ans d’écart est possible). La profession et son titre ne sont obligatoires qu’à compter de 1736. Enfin, le nom des témoins (2). Si le défunt est adulte, les parents ne sont pas mentionnés.


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